La Caravane de Serendip n°6 – février 2015

Bonjour à tou-te-s ! Nous souhaitons particulièrement la bienvenue à tous les kissbankers et nous vous souhaitons à tou-te-s une bonne lecture !

Au programme de cette lettre de février :

  • Édito : L’Oasis se conjugue désormais au pluriel !
  • La campagne de financement participatif : merci, merci, merci !
  • Retour sur un week-end aux Amanins pour construire des Oasis
  • Rencontre des 29 et 30 janvier : récit de la naissance d’un collectif
  • Évaluation des lieux visités

Édito : l’Oasis se conjugue désormais au pluriel !

L’observation attentive des phénomènes naturels nous montre que, dans la nature, les équilibres viennent de la diversité et de la complexité des écosystèmes. C’est, entre autres choses, ce que nous montre l’expérience du paysan et microbiologiste Masanobu Fukuoka, en quelque sorte précurseur de la permaculture, et auteur de « La révolution du brin de paille ». L’équilibre vient de la diversité, et c’est aussi ce que nous avons nous-même expérimenté au cours de ce mois de janvier qui aura été, pour l’Oasis de Serendip, celui du passage au « nous », sous de multiples formes !

Le « nous » que forment ces 295 kissbankers parmi vous qui se sont mobilisé(e)s à travers leur contribution à la campagne de financement participatif que nous avions initiée en octobre autour d’une proposition : celle de parrainer un arbre dans la forêt comestible de l’Oasis. Certes, il reste encore de nombreux arbres à parrainer sur les 600 que nous projetons de planter, mais votre mobilisation pour soutenir ce projet est un signal d’encouragement pour la suite de cette aventure. Merci !

Autre « nous », celui qui se ré-dessine peu à peu à l’invitation du Mouvement Colibris, qui depuis quelques mois s’empare (dans l’ouverture, la bienveillance et le respect de ce qui existe déjà) du projet « Oasis ».  23 Oasis déjà existantes ou en création ont été invitées à un week-end de réflexion et de construction au centre agro-écologique des Amanins, les 24 et 25 janvier dernier. Quel plaisir de voir naître sous nos yeux cet entrelacs de projets, de sites, de réseaux, d’acteurs, et quelle merveille de rencontrer ces autres qui se lancent dans des projets tous différents, mais qui laissent déjà entrevoir la richesse d’un nouveau « nous » qui vaut le coup !

Enfin, nous étions 9 familles au premier rendez-vous d’un « nous » qui s’approprie le projet de l’Oasis de Serendip. Un « nous » qui s’est déjà mis en chemin, conscient de l’importance du « faire ensemble » pour trouver son identité et définir son fonctionnement. Vous en découvrez l’une des toutes premières illustrations à travers cette lettre d’information, qui est une production collective !

La campagne de financement participatif : merci, merci, merci !

Notre cœur a fait les montagnes russes pendant cette collecte. Des moments de chaleur humaine, et d’espoir partagé, comme dans les soirées de présentation qui ont rythmé la fin d’année. Des moments d’angoisse, en voyant le compteur monter tout doucement, ou rester immobile plusieurs jours de suite.
De la reconnaissance et une joie incroyable, lorsque nous avons vu des amis, nos familles et de parfaits inconnus contribuer à cette campagne de financement.
Nous avons donc atteint notre objectif, avec un sprint final impressionnant.

Nous préparons en ce moment les premières contreparties, les graines que recevront la majorité des contributeurs, pour qu’ils puissent préparer leurs bacs (pour les incroyables comestibles) et réaliser les premiers semis en intérieur.
Chaque contributeur devrait recevoir un mail dans les jours qui arrivent pour vérifier les adresses postales de chacun, et recevoir des explications sur la méthode des Incroyables Comestibles.

Retour sur un week-end aux Amanins pour construire des Oasis

Dès le démarrage du projet l’été dernier, nous avions contacté le réseau des Oasis en tous lieux et le réseau Colibris pour leur partager notre souhait de créer l’Oasis de Serendip. Il faut croire que l’étoile de la sérendipité veille sur nous, car nous y avons été accueillis à bras ouverts. Le réseau Colibris démarrait pile à cette période une réflexion pour accompagner les porteurs de projets d’Oasis en tous lieux.

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C’est dans ce cadre que nous avons eu la chance de passer deux jours aux Amanins, avec 22 autres Oasis, déjà existantes ou en création. Au programme, conférences et ateliers permettant d’échanger sur les parcours (variés) des créateurs d’Oasis et sur leurs choix stratégiques, et surtout contribution collective à la construction d’un plan d’action (pour l’année 2015) pour que des dizaines d’Oasis émergent partout en France.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancée du projet et des échanges à venir avec les autres Oasis.

Rencontre des 29 et 30 janvier : récit de la naissance d’un collectif

Les 29 et 30 janvier, Emilie, Carole, Jessica, Samuel, Laurent, Jean-Guy, Lionel, Michel et Thomas – rejoints au téléphone par Jean-François et Daniel – se sont réunis pour deux jours de travail et de visites de lieux : Arnayon et La Ruche, présentant un intérêt pour la mise en place de l’Oasis dans la Drôme.

Ces deux journées ont été intenses et riches de discussions, d’écoute de nos sensations, de décisions, d’échanges avec les propriétaires et d’interrogations de nos sentiments sur notre capacité à nous imaginer dans ces espaces, avec un nouveau groupe, d’habitants, de voisins, de collègues, d’amis.

Arnayon et La Ruche présentent leur lot d’avantages et d’inconvénients mais nous n’avons pas eu de coup de foudre et personne n’a sauté en l’air en criant : « c’est ici que je souhaite m’installer avec vous ! »

Le lieu-dit Arnayon présente l’avantage d’un vaste terrain (35 ha dont 16ha cultivables), de magnifiques paysages de montagne, et d’un climat privilégié.
L’abondance de l’eau et la présence d’une marre importante sont également des points positifs pour l’ensemble du groupe.

Toutefois, la distance du lieu avec un centre urbain et les voies de communication ferroviaires, l’importance des travaux à engager eu égard au prix demandé par le propriétaire et l’étroitesse de l’habitat nous ont paru rédhibitoires. Nous abandonnons donc cette piste.

Le lieu-dit La Ruche offre un bien meilleur rapport entre ses avantages et ses inconvénients. Situé à une dizaine de minutes de Crest tout en restant isolé du bruit de la circulation automobile, le lieu présente un bâti impeccable et habitable en l’état. Aussi, il permet de lancer rapidement l’activité d’accueil du public.

Par contre, le terrain ne dispose pas de source, il est un peu trop petit (3ha), situé à moins de 10 km d’une centrale nucléaire et la vue vers le nord est encombrée d’une ligne à haute tension.

Nous continuons donc notre quête, nous avançons dans le partage de nos priorités avec le collectif et prévoyons une seconde réunion – notamment avec celles et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement cette fois-ci – au début du mois de Mars. Nous continuons à accueillir toutes les personnes qui souhaitent rejoindre le projet.

Vous voulez nous aider à passer à la pratique ? Il est encore possible (et c’est même le moment !) de nous aider financièrement par la prise de parts dans la future SCI (ou coopérative d’habitants), ou par un prêt (signature d’un contrat de prêt entre particuliers).

L’aventure continue !

Le collectif

1 Commentaire
  1. frank 5 années Il y a

    Bonne continuation @ vous. très beau projet.
    Je serais dans la Drome en Avril, si je peux passer, rester et aider ça serait avec plaisir 🙂

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